Cracker Jack au concert de Bertuf à La Fnac, mercredi 21 mars

Publié le par Les Giboulées de la Marionnette

Interview de mon idole Morgan Daguenet, alias Bertuf


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Avant de commencer mes investigations au coeur du festival des Giboulées, j'ai profité d'être à Strasbourg pour rencontrer mon idole, Bertuf, qui compose pour nous les marionnettes. Après avoir assisté à son concert donné à La Fnac hier après-midi, j'ai réussi à écarter toutes les groupies et à lui poser quelques questions. En voici un extrait:

 

- D'où vient ce nom, Bertuf?

ça ne veut rien dire, c'est comme un nom, et la plupart n'ont pas de sens. Un jour, j'en cherchais un pour un projet solo, qui me viendrait spontanément, et c'est tombé sur Bertuf. j'ai pris ce qui est sorti, comme une parole automatique.

- Pour votre concert tout à l'heure, aviez-vous une partition ou était-ce totalement improvisé? Et d'où vous vient votre inspiration?

J'avais une partition au début, mais j'ai vite arrêté de la suivre pour me laisser un maximum de liberté. J'aime bien me mettre en danger. j'ai toujours une banque de sons, des enregistrements environnementaux que je peux utiliser comme je veux et que j'essaie d'associer aux sons pris en direct. J'enregistre tout un tas de sons qui nous entourent, comme le métro, la nature... Ensuite, je les intègre dans des compositions, ou en live.

- Et qu'est-ce qui vous a donné envie de composer pour le monde des marionnettes?

A vrai dire, ce n'est pas parti d'une idée mais d'une rencontre. Renaud Herbin, maintenant directeur du TJP à Strasbourg, est venu me voir à un concert il y a six ou sept ans et il m'a dit: "je suis marionnettiste". Je ne connaissais rien à ce monde- là, si ce n'est quelques souvenirs d'enfance. Il m'a proposé de travailler sur son prochain spectacle et je me suis dit pourquoi pas!

- Et votre façon de travailler avec la compagnie? Comment tout cela se met en place?

Je pense que j'ai de la chance. Je ne sais pas comment cela se passe avec d'autres musiciens mais en tout cas on me donne la possibilité de travailler dès le début de la création. C'est-à-dire dès les premiers essais, les premières répétitions. Du coup, j'ai le temps avec tout le monde, d'imaginer des choses. On travaille vraiment en collaboration.

- Pour ce qui est de Plug, spectacle qui sera présenté lors du festival demain soir, vendredi 23 mars, et pour lequel vous composez la musique, composez-vous en live ou tout est déjà enregistré?

Un peu des deux, mais c'est tout de même très live, les parties déjà enregistrées sont généralement re- manipulées, elles se déplacent dans l'espace, sont accélérées, ralenties, tordues. je suis vraiment en relation avec ce qu'il se passe sur le plateau, tout n'est pas préparé, cela se construit en temps réel. On pourrait parler d'un live électro- acoustique.

- Pour fini, est-ce que votre image du théâtre de marionnettes a changé depuis que vous avez commencé à composer pour ces spectacles?

Oui, parce que je n'avais rien en tête à part Guignol ou des souvenirs d'enfance. Pour moi, il n'existait pas de théâtre de marionnettes qui ne soit pas seulement destiné aux enfants. Quand on m'a parlé de marionnettes contemporaines, j'ai trouvé ça curieux, et c'est en travaillant avec Renaud Herbin que j'ai vraiment découvert cet univers.

Merci Bertuf!

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                                                   Cracker Jack.

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